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La No 15 de Shihomi Hosoya |
C'est à l'occasion du troisième Grand Prix automobile du Japon, sur le tout nouveau
circuit de Fuji que Toyota décide d'aligner pour la première fois des voitures de
compétition.
La 2000GT n'est pour l'instant qu'un prototype récemment dévoilé au dernier salon de
Tokyo mais Toyota a l'intention d'engager 3 voitures dans l'épreuve. Une 280A/I
en acier participera à la course mais on construit deux autres prototypes au nom de
code 311S. Ces dernières ont pour particularité
d'avoir une carrosserie optimisée pour la compétition et fabriquée en aluminium. Elles sont
passablement modifiées, la puissance du moteur est de l'ordre de 220 ch. Durant les essais,
la 280A/I prend feu et le pilote Sachio Fukuzawa est blessé. Il aurait du piloter la 311S No
17 et est remplacé par Tamura, qui lui, était prévu pour la 280A/I. Cette dernière est
réparée mais n'est pas prête à temps pour le Grand Prix.
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Il faut préciser que les 2000GT auraient du courrir en catégorie GT (Groupe 3) mais cela
nécessite une production de 500 exemplaires minimum pour l'homologation, ce qui n'était pas
le cas de la 2000GT. Elles se retrouvent par conséquent en classe Sports prototype (Groupe 6)
où elles cotoient les Porsche 906 et les Prince R380, des voitures à moteur central conçues
spécifiquement pour la compétition.
C'est un désavantage certain mais les qualifications se déroulent sous la pluie, ce qui aide
à gommer les différences de puissance et de tenue de route entre les différents types de voitures.
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Une 2000GT aux prises avec une Prince |
Mitsuo Tamura et la 311S grise No 17 se placent en 2e position sur la grille de départ
derrière une Datsun Fairlady S prototype. Shihomi Hosoya, avec la 311S rouge No 15, n'arrive qu'à
la 10e place suite à des problèmes de moteur.
Ce 3 mai 1966, alors que les Princes et les Porsches se battent pour la tête de pelotton,
la Toyota No 17 doit abandonner pour problème de surchauffe après 5 tours seulement. On
découvrira plus tard qu'une feuille de papier journal est venu obstruer le radiateur de
refroidissement.
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Hosoya termine à la 3e place |
L'autre Toyota, quand à elle ne s'arrête pas, même pas pour faire le plein. Elle mène une
course exemplaire et termine en 3e position. La compétition a été dominée par les
Prince R380 à châssis Brabham BT8 qui raflent les deux premières et la 4e places.
Au 5e et 6e rangs, on trouve deux Jaguar E modifiées. Ensuite viennent
une Porsche Carrera 6 et une Ford Cobra Daytona V8 4,7 l. Plus loin il y a encore une Lotus
Elite et une Nissan Fairlady montée d'usine avec un moteur 6 cylindres de 2 l.
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La Prince R380 victorieuse |
C'est un excellent résultat pour Toyota qui décide de poursuivre l'expérience. Ca l'a
surtout encouragé à monter un programme de compétition qui donnera naissance quelques
années plus tard à la Toyota 7, puis ensuite, aux
participations aux 24 Heures du Mans et à la F1.
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