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Images de rue japonaises peu après la guerre |
A la suite de la guerre mondiale, le Japon est dévasté. Les bombardements ont fait des millions de morts.
Les survivants subissent l'humiliation de la destitution de leur empereur Hiro Hito et doivent accepter un nouveau
gouvernement totalement différent, imposé par l'occupant américain.
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Les moyens de transports sont rudimentaires |
Les industries ont produit du matériel de guerre en masse. Ce sont souvent les même qui fabriquaient les avions de
chasse et les locomotives.
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Locomotives haute vitesse Kawasaki 1937 et Mitsubishi 1946 |
Mis à part Hiroshima et
Nagazaki qui ont été rasées par les bombes atomiques, les principales grandes villes du pays, Tokyo,
Osaka, Nagoya, sont détruites à 70%. Les voies de communication, routes et voies ferrées, sont
en ruines. La flotte japonaise, autrefois la troisième du monde, n'existe plus. La monnaie nationale, le Yen, ne
vaut plus rien sur le marché international. Enfin, le potentiel industriel du pays est réduit d'environ 80%.
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Hino T10 1946 |
L'économie japonaise est sous contrôle du SCAP (Commandement suprême des puissances
alliées) que dirigent les Etats-Unis. L'industrie nippone est bien mal en point et nombre
d'entreprises sont divisées en plusieurs usines décentralisées.
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Datsun 1946 et Toyota SB 1948 |
En 1949 est créé le M.I.T.I. (Ministry of International Trade and Industry) qui va régler le commerce intérieur
et extérieur du Japon. Il devient rapidement l'organe unique et puissant du gouvernement qui va servir à redresser l'économie.
Le M.I.T.I. recherche les fonds et dirigent les investissements. Il traite directement avec les banques et les industries, imposant les
stratégies commerciales, contrôlant les importations et exportations, et ayant un oeil sur toutes les affaires du pays.
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Camions Hino 1947 |
Le M.I.T.I. donne la priorité à quatre secteurs clés de l'économie : l’énergie électrique,
la construction navale, le charbon et la sidérurgie. Le gouvernement japonais sait qu'il ne pourra sortir de la crise sans l'aide des pays
occidentaux. Il encourage ses industriels à s’allier à des constructeurs étrangers,
surtout européens, pour combler leur retard. Toutes les grandes entreprises sont invitées à
participer à l'effort de reconstruction de la nation.
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Mitsubishi Silver Pigeon et Fuji Rabbit 1946 |
Le parc automobile qui n’était déjà pas très important avant la Guerre
est ruiné, le Japon possède à peine plus de 25'000 voitures. En 20 ans, ce chiffre va
augmenter de 127 fois ! Voyons comment.
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Les anciennes industries textiles qui avaient du se reconvertire dans la construction aéronautique
durant la guerre vont être appelées à se développer dans le domaine des
transports terrestres. En effet le SCAP interdit de produire des armes et des avions.
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typique de 1948, les Mizushima et Kurogane |
Mitsubishi, qui a fabriqué des tanks et le fameux chasseur "Zéro" se reconvertit dans
les tricycles et scooters dès 1946 (Mizushima et Silver Pigeon). Nakajima Aircraft fait de même et
propose un scooter concurrent sous le nom de Fuji Rabbit. Par la suite, Fuji sort une voiturette à trois
roues avant de devenir Subaru. Tachikawa Aircraft se mute en Tama en 1952 et produit des véhicules
électriques avant de devenir constructeur des automobiles Prince Motor en 1955. Ryoichi Nakagawa,
dessinateur du moteur de l'avion de chasse Zero pendant la guerre deviendra directeur de Prince en 1960.
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La première voiture compacte de Toyota, la Toyopet SA de 1947 |
Les tricyles sont très prisés pour leur faible coût. Ils sont idéals pour
transporter les marchandises sur de courtes distances. Plusieurs marques vont fleurir en plus de celles qui
ont commencé avant le conflit : Mizushima, Kurogane, Orient, Sancar et Cony parmi d'autres.
Toyota a beaucoup souffert de la Guerre, mais il participe à l'effort de reconstruction du pays en
fabriquant des camions, et se lance également rapidement dans la commercialisation d'une voiture
familiale, la Toyopet SA.
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Prince Sedan 1952 |
Heureusement, les Américains comprennent vite qu'il faut laisser la reconstruction économique
du pays aux économistes japonais. Ainsi ils deviendront moins impopulaires et garderont un allié
d'importance stratégique de taille à la porte de l'Asie durant la guerre froide.
L'industrie automobile est toute désignée pour relancer l'économie japonaise
effondrée. Mais il y a un problème, le retard technologique des voitures nippones accuse bien
40 ans sur les voitures occidentales.
Le M.I.T.I. décide de combler ce retard en quelques années à peine. L'importation
est quasi stoppée et on encourage les entrepreneurs locaux. Ils doivent se débrouiller avec ce
qu'ils ont. Des aides sont parcimonieusement distribuées
et les taxes d'achat sur les véhicules neufs sont réduites.
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Rues de Tokyo en 1949 |
C'est une époque difficile pour l'industrie nippone qui connaît ses premières et
uniques grèves. La demande interne est encore faible, l'exportation presque impossible. Nissan doit
sa survie à la Banque du Japon qui la sauve d'une faillite et Toyota doit renouveler sa direction.
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Tama (Prince) et Datsun DC-3 "Sports" 1952 |
Les ingénieurs japonais s'inspirent des automobiles européennes et américaines
mais le résultat est loin d'être concurrentiel. Tout le monde se demande comment fabriquer
une petite voiture économique en masse qui soit de bonne qualité et agréable à
regarder.
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