SUBARU 360

Né après la guerre de la Fuji Heavy Industries, Subaru est un conglomérat de six entreprises. L'insigne représente une constellation à 6 étoiles et il se trouve déjà sur le capot de la première voiture construite en 1958, la Subaru  360.

Elle répond à la demande sur le marché d'une petite automobile simple et économique. Avec 4 places logées dans moins de 3 m de long, elle a le même gabarit qu'une Fiat 500.

Subaru 360

Malgré qu'elle le fait qu'elle soit destinée à des consommateurs ayant de modestes revenus, elle dispose de technologies très avant-gardistes. Le moteur bicylindre en ligne est également à l'arrière, de cylindrée inférieure toutefois, ses 356 cm3 développent 16 ch. Sa particularité est que c'est un moteur deux temps refroidi par air. Il est couplé à une boîte de vitesse à 4 rapports. Un embrayage automatique électromagnétique est proposé sous le non de "auto-clutch". Les roues de 10'' cachent des freins à tambours aux quatre coins. Les suspensions sont indépendantes aux 4 roues et la 360 est capable de tourner dans un diamètre de 8 mètres.

Avec sa bouille sympathique, elle a un vrai succès auprès des familles japonaises. La carrosserie en acier est autoporteuse et comporte un toit en fibre de verre. Grace à un poids à vide contenu de 385 kg (18% de moins que la Fiat) elle peut emmener ses 4 occupants à 80 km/h.

Subaru 360 Convertible

Deux versions découvrables sont rapidement disponibles. La première a une bâche qui couvre tout le toit, un peu à la façon d'une 2CV. La deuxième a une capote et des flancs rabattables, permettant aux passagers arrière de profiter du plein air. Il est aussi fabriqué une version custom avec un arrière carré. Son châssis et sa mécanique servent au Sambar, mini‑utilitaire décliné en fourgon et pickup.

En 1960, afin de démontrer la solidité de l'auto, une Subaru 360 réalise le trajet Tokio-Moscou via Paris.

Jusqu'en 1964, le carburant composé d'essence et d'huile est mélangé avant d'arriver au carburateur Hitachi/Solex. Par la suite l'huile est injectée dans le bloc, ce système appelé "Subarumatic" porte la puissance à 25 ch et la vitesse maximum à 110 km/h.

Si la version de base est rudimentaire, une version nommée Young S (S pour Sport) est équipés de sièges plus confortables avec appuie-têtes en option, d'un volant cuire et d'un compte-tours. Des ceintures de sécurité peuvent même être montées. La mécanique est identique à la sedan de base.

Subaru 360 SS

Il faut la Young SS pour bénéficier d'une puissance accrue. Munie des options de la S, elle dispose en outre de deux carburateurs et de 36 ch.

Ca doit être à cette époque qu'une carrosserie "sport" réalisée en fibre de verre est pensée, ce petit cabriolet aurait pu avoir un certain succès mais il semble qu'il ne soit resté qu'à l'état de prototype.

Subaru Sports

Destinée uniquement au marché japonais, la 360 est toutefois importée aux USA par Malcolm Bricklin. En effet elle est si légère qu'elle n'a pas besoin de se conformer aux normes de sécurité américaines et peut être proposée à un prix défiant toute concurrence.

Les ventes sont rapidement entravées par les critiques de la presse concernant sa faible puissance et son manque de sécurité, les portes suicides y sont sûrement pour quelque chose.

Les rares concessionnaires vont rester avec des exemplaires invendus durant plusieurs années.

La 360 a aussi son heure de gloire sur circuit, lorsqu'elle remporte dans sa classe les deux premières places du Grand Prix du Japon 1964.

La production est interrompue en 1970 pour laisser la place au modèle R2.
392'000 exemplaires ont été construits.

GP du Japon 1964

       

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