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Un châssis en acier supporte une caisse monocoque en fibre de verre. Le poids total de l'engin
est de 800 kg. Un premier exemplaire est assemblé, il utilise les moyeux et les jantes en
magnésium de la 2000GT. Comme le V8 n'est pas encore prêt, ce prototype est
équipé d'un moteur de 2000GT. Elle est assez belle, 100% japonaise, et à cette
époque, rien de semblable n'existe au Japon. Une série de tests sur circuits va
révéler les défauts à corriger, mais bien vite elle doit faire ses preuves
en compétition.
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Les délais sont extrêmement courts pour développer une telle voiture de course.
Malgré cela, le projet est entrepris de manière très sérieuse.
L'expérience acquise dans la conception de la 2000GT apporte ici un gain de temps précieux.
C'est un peu la même formule qui est utilisée. L'équipe de Jiro Kawano entreprend
les études techniques et la construction est confiée à Yamaha. Des dessins sont
réalisés puis une maquette à échelle réduite est confectionnée.
La forme s'inspire fortement de la magnifique Lola T70.
Pour la partie mécanique, Toyota demande à Yamaha de développer un moteur
compétitif sur la base du seul V8 présent dans la gamme, celui de la Century. C'est un
bloc en alliage léger avec ses 8 cylindres inclinés à 90o. La culasse
d'origine est mise de côté et Yamaha développe une nouvelle culasse en aluminium
à deux fois double arbres à cames en tête. Même procédé donc
que pour la 2000GT avec son bloc de Crown recoiffé par le constructeur de motos. La cylindrée
est de 2982 cm3 (alésage/course de 78x78 mm). Rapidement muni d'une injection directe Nippon-Denso, il
développe 330 ch avec une compression de 11:1. Bien sûr, ce n'est pas un foudre de guerre,
comparé aux 450 ch d'un V8 américain, il n’est pas compétitif, mais c'est
déjà remarquable quand on pense aux 150 ch originaux de la Century.
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