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Intérieur

Si l'extérieur est déjà surprenant et attire le regard des badeaux, pénétrer à l'intérieur vous donne encore une autre sensation. Il faut être un peu souple et pas trop grand, vous devez vous glisser sous l'arrête du toit qui n'est qu'à un mètre du sol. L'exercice est grandement facilité par l'ample ouverture des portes qui dégagent un grand espace pour les jambes. Vous êtes accueilli par un siàge style baquet en simili cuir de qualité, très confortable, enveloppant juste ce qu'il faut, à la maniàre de la Lotus Elan. Là, on se rend compte qu'on est assis au raz du sol et que le capot s'étale loin devant soi.

Il n'y a que deux places strictes et la place, il n'y en a pas beaucoup, mais on est à l'aise, tout est là, bien disposé et facilement accessible. L'ergonomie fonctionnelle et luxueuse est due à Toshiro Okada, ingénieur responsable du design intérieur. L'ambiance est tout à la fois sportive et somptueuse. Tout est noir ou en bois.

Tout ce que l’on est en droit d’attendre d’une voiture de sport de ce prix est présent. Ce qui impressionne le plus dans le cockpit est l’incroyable niveau de finition et la qualité des matériaux employés. Le soin apporté à l’intérieur équivaut celui que l’on peut trouver à l’extérieur.

Si vous mesurez 1,80 m, comme moi, le siège est reculé au maximum de sa course et les doigts passent juste entre le volant et les genoux. Le volant est grand, bien en face et assez vertical, normal avec une colonne de direction quasi horizontale. Pas d'erreur, il est de caractère sportif, dans le style des Nardi, avec son cercle en bois de rose. Il est réglable en profondeur en déserrant une bague sur la colonne.

Le centre, en bois également, porte l'insigne de Toyota. C'est l'unique symbole de la marque visible à l'intérieur de la voiture.

Les pédales sont bien en face et assez rapprochées. Impossible de conduire avec de grosses chaussures. Un repose pied à gauche est presque de trop pour l'espace qu'il occupe.

C'est peut-être un peu rétro mais je trouve le tableau de bord de la 2000GT beaucoup moins austère que celui de la Porsche et plus joli que celui de la Jaguar. Et puis le côté classique a été voulu par ses concepteurs.

La planche de bord est du plus bel effet avec son bois laqué en provenance du déparement instruments de musique de Yamaha. Différentes qualités ont été utilisées au fur et à mesure de la production de la 2000GT.

L'instrumentation est complète. Les deux plus gros cadrans sont le compteur de vitesse à gauche (avec compteur kilomètrique journalier) et le tachymètre à droite (et inversément sur une conduite à droite), visibles à travers le volant, derrière des cônes transparents antireflet.

Sur la partie centrale de la planche, et orientés du côté du conducteur, il y a cinq petits cadrans, de gauche à droite:

- l'indicateur de charge de la batterie
- la température d'eau de refroidissement
- la température d'huile
- la pression d'huile
- la jauge du réservoir d'essence

La radio qui n'est pas une option est munie d'une recherche automatique de poste.

En dessous, la montre, et à sa droite un chronomètre avec temps intermédiaire. En bas de la planche, les commandes de ventilation et chauffage. Très efficace, je n'ai jamais eu de problème de buée sur le pare-brise comme avec certaines voitures de 30 ans plus jeunes.

La planche de bord est encore munie de trois voyants lumineux et de 4 interrupteurs basculants. L'un sert à sortir l'antenne radio électrique, un autre permet de lever et descendre les phares rétractables (attention, il faut être patient), un troisiàme modifie les feux, et le dernier, tout à gauche sert à enclencher les clignotants. Et oui, un simple basculant pour les sinophiles, qu'il faut remettre manuellement en position neutre après chaque changement de direction.

Les aérateurs qui terminent les extrémités du tableau de bord sont semblables à d'autres modèles Toyota. Une tirette placée en-dessous permet d'ouvrir ou de fermer l'aération individuelle. D'autres bouches d'aération sont placées dans les flancs de la console centrale, presque au niveau des pieds. Elles sont formées de clapets métalliques orientables.

Il y a encore une rangée de boutons-tirettes sous le volant. De gauche à droite, on trouve:

- la commande des essuie-glaces à deux vitesses
- le cruise control, qui n'est pas opérationnel sur les versions européennes
- le tschokke (starter) manuel. le petit bouton noir sert à remettre le compteur journalier à zéro.
- la commande des phares
- la clef de contact.

Le bouton rouge placé sur la partie inférieure est l'intérupteur des feux de détresse.

Reste la boîte à gants, un peu petite, juste pour les gants alors ! mais qui peut se verrouiller avec la clef de contact. Elle dispose d'une petite lampe identique à celles placées sous le tableau de bord et qui servent à lire une carte. Ce modèle de lampe se retrouve sur la Sports 800. Dans la boîte à gants il y a encore un prise 12 volts qui permet de brancher la baladeuse livrée avec la voiture. Devant la boîte à gants, une solide poignée destinée au passager qui a besoin de s'accrocher en cas de conduite sportive.

La partie supérieure du tableau de bord est en plastique noir, de qualité également. Après 55 ans de service, pas une fissure n'est apparue. En son centre est logé le haut-parleur relié à la radio.

Ce levier en forme de poignée de parapluie, à côté du chauffage, c'est le frein à main, curieux, original, en tout cas très pratique et qui ne dérange pas les occupants.

Le levier de vitesse est court et bien placé. Tant mieux parce que la boîte est parfois difficile à manier. Le pommeau est en bois et comporte une pastille métallique rappelant l'agencement des vitesses.

Aucun espace n'a été négligé. Un petit casier disposé entre les dossiers des sièges se révèle très utile pour loger des affaires personnelles.

Les dossiers des sièges peuvent se rabattre en avant pour aller chercher sa mallette qui occupe tout le coffre. Les dossiers ont une poche dorsale permettant de ranger des papiers qui ne rentrent pas dans la boîte à gants.

Les poignées d'ouverture des portes et des léve-vitres se retrouvent sur d'autres modéles Toyota comme la 1600S. Un détail amusant est la présence d'un allume-cigarette accompagné de son cendrier individuel, dans chacune des portes, sous les accoudoires.

Pour les phares, il y a aussi un bouton au sol à gauche de l'embrayage permettant de passer des feux de route aux feux de croisement par une pression du pied.

Les ceintures de sécurité sont à trois points, sans enrouleur. Selon les voitures rencontrées, elles diffèrent.

Le sol et le coffre sont tapissé d'une moquette noire épaisse. En parlant du coffre, celui-ci est accessible par le grand et lourd hayon qui peut être maintenu ouvert par une tringle chromée. La vitre de ce hayon est munie d'une résistance électique pour le dégrivrage. Le fond du coffre est composé de deux panneaux en bois couverts de moquette. Celui de droite est facilement amovible pour accéder à la roue de secours et à la trousse à outils. A gauche, le panneau recouvre le réservoir d'essence.

Enfin le plafond de l'habitacle, il est rembourré comme jamais je n'en ai vu dans d'autres voitures. Au moins 2 cm de mousse sont recouverts de simili cuire noir. Le plafonnier provient de la banque d'organe de la marque. Le pare-soleil passager est muni d'un miroir. Le rétroviseur intérieur a un bouton qui permet de passer en mode jour/nuit.

Design intérieur par Toshiro Okada

La boîte à fusibles est placée dans le flanc
de la console centrale, du côté passager, soit
à droite pour le volant à gauche et vice versa.

 

Ici à gauche un modèle classique de ceinture de sécurité que l'on trouve également sur d'autres voitures de la marque. A droite, des boucles magnétiques de marque Kangol, elles étaient le must des années 60 dans les voitures de sport et de luxe.

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