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La Toyota 2000GT a une structure bien particulière. La caisse n'est pas autoporteuse comme cela
commençait à se faire à l'époque. Ici la carrosserie en tôle est
vissée sur un châssis poutre indépendant.
L'architecture de ce châssis poutre en tôles soudées n'est pas une
idée originale de Toyota. Le schéma a été librement copié de celui
de la Lotus Elan conçu par Colin Chapman.
En fait, le châssis poutre existe depuis longtemps,
Tatra s'en sert depuis les années
20, puis DB Panhard dans les
années 50, Alpine depuis
1960 et Triumph y viendra en
1974.
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châssis de la 2000GT comparé à celui de la Lotus Elan |
La particularité de ce
châssis est sa forme en X. Le moteur et la boîte de vitesse
sont logés entre les deux branches avants alors que le pont vient se placer entre les
branches arrières. Le moteur étant en arrière de l'essieu avant, la boîte de
vitesse se situe pratiquement au centre de la voiture.
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Cette construction a permis une répartition optimale des masses
de 51/49 % du poids respectivement sur le train avant et sur l'essieu arrière.
Lotus a gagné une renommée mondiale avec ses châssis-poutre en prouvant leur
efficacité en compétition. Les avantages sont une excellente rigidité garantissant un
comportement routier exceptionnel, un poids minimum doublé d'un centre de gravité abaissé, une construction
simplifiée et peu coûteuse (pas besoin de grande presse hydraulique).
De plus, il est aisé d'utiliser le châssis pour une autre destinée, comme la compétition, ce que prévoyait
le cahier des charges de la 2000GT.
Contrairement à la Lotus, la carrosserie de la Toyota n'est pas en plastique, mais en acier, et le
moteur n'est pas un 4 cyl. mais un 6 cyl. en ligne.
Le châssis de la japonaise doit donc supporter bien plus d'efforts que celui de l'anglaise.
Afin d'en augmenter la résistance, il est confectionné avec de la tôle deux fois plus
épaisse.
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